Château de la Gataudière
France > Nouvelle-Aquitaine > Charente-Maritime > Marennes
Historique
Le 26 avril 1367, Guillaume de Ransanne rend aveu et dénombrement pour la Gataudière à Simon de Burley, chevalier gentilhomme anglais, seigneur de Broue et de Chessons.
En 1553, la terre est acquise pour 1200 livres par la famille Lalouhé qui reste propriétaire jusqu'en 1695. Le 9 mars 1695, la Gataudière est adjugée par sentence du présidial de Saintes à Anne Richard, veuve de Daniel Regnaud, marchand, après avoir été saisie au préjudice d'Arnaud Lalouhé, seigneur des lieux. Transmise à Anne Regnaud, elle passe par mariage en 1700 à François Fresneau de la Ruchauderie, écuyer, seigneur de la Parée de Trillou et autres lieux, conseiller et secrétaire du roi à la Cour des Aides de Guyenne. Ce dernier meurt à la Gataudière en 1752. Le domaine était alors entre les mains de son fils François (1703-1770), ancien ingénieur du roi à Cayenne et botaniste. En 1747, il découvre l'hévéa ou arbre à caoutchouc. De retour en France en 1749, il engage probablement la reconstruction de la Gataudière (entre 1750 et 1755 ?). Il meurt le 26 juin 1770 (testament en date du 8 septembre 1768).
Sa petite-fille Anne-Marie-Julie épouse en 1794 François Chasseloup-Laubat (1754-1833), commandant en chef du Génie à l'armée d'Italie, général de brigade en 1796, puis général de division en 1799, créé baron d'Empire en 1811, nommé conseiller d'Etat deux ans plus tard, puis comte d'Empire et membre du sénat conservateur. Il est nommé pair de France en 1814 par Louis XVIII puis fait marquis en 1817. Parmi ses enfants, Justin-Napoléon-Prosper (1805-1873) est député de Marennes de 1837 à 1848, conseiller d'Etat, ministre de la Marine de 1849 à 1851, puis ministre de l'Algérie et des Colonies de 1858 à 1867, et investi des fonctions de ministre et président du conseil d'Etat.
Le site La Gastaudière figure sur une carte de Claude Masse, vers 1706. Le plan cadastral de 1832 représente les bâtiments à l'ouest de la route, avec une allée menant à la cour formé par le château encadré par deux ailes en retour, complétés par des bâtiments annexes, notamment un bâtiment circulaire pouvant correspondre à une ancien colombier. Une seconde cour est formée au nord avec les bâtiments de dépendance. A l'emplacement de la chapelle actuelle se trouve un long bâtiment qui borde des jardins organisés en parterres. Une longue allée arborée prolonge ces jardins à l'ouest.
Les matrices cadastrales indiquent une construction nouvelle vers 1855 (année de registre : 1858) pour la parcelle 132 du château.
Au 19e siècle, une aile à étage a été ajoutée sur le côté : elle abrite la cuisine et une chambre à coucher.
Détail de l'historique
Description
Le château est construit en pierre de Crazannes. La toiture brisée est en ardoise et en tuile.
Le château comprend un rez-de-chaussée, un étage carré ou étage noble et un étage de comble. La façade est marquée en son centre par un avant-corps de trois travées couronnées par un fronton triangulaire. La porte ainsi que les portes-fenêtres du premier étage sont en plein-cintre. De part et d'autre, quatre travées d'ouvertures sont formées au rez-de-chaussée de baies de format carré, à l'étage noble de fenêtres en arc segmentaire et au comble de lucarnes à frontons triangulaires.
On retrouve les mêmes dispositions sur la façade ouest qui est toutefois agrémentée d'une terrasse accessible par deux escaliers latéraux. Le décor est également plus développé avec un traitement en refend du rez-de-chaussée, des doubles pilastres cannelés à chapiteaux ioniques entre chacune des fenêtres de l'étage noble, des trophées sculptés (sur les thèmes de la saliculture, de la viticulture et de l'ostréiculture) entre les fenêtres de l'étage de comble de l'avant-corps et un bas-relief représentant le triomphe de Flore qui orne le fronton triangulaire.
Le château est large de deux travées.
A l'intérieur, le rez-de-chaussée est occupé par une longue galerie voûtée sur toute la longueur de l'édifice, avec des espaces de servitude. L'étage noble est composée d'une galerie accessible par la terrasse ouest : elle communique avec l'escalier principal en pierre et rampe en fer forgé, et le salon. De part et d'autre se trouvent un salon, un bureau, un escalier secondaire en bois (sud), une salle à manger, une chambre et un escalier en bois. Les combles abritent plusieurs chambres, des bureaux et un "boudoir d'été".
A noter le "salon de pierre" dont le décor est sculpté en pierre.
Château non visité (galerie, salon de pierre, salon bleu...).
Subsiste au nord une petite chapelle.
Détail de la description
| Murs |
|
|---|---|
| Toits |
|
| Étages |
1 étage carré, étage de comble |
| Couvertures |
|
| Escaliers |
|
| Décors/Technique |
|
Informations complémentaires
| Type de dossier |
Dossier d'oeuvre architecture |
|---|---|
| Référence du dossier |
IA17051974 |
| Dossier réalisé par |
Steimer Claire
Conservatrice du patrimoine au sein du service du patrimoine et de l'Inventaire. |
| Cadre d'étude |
|
| Aire d'étude |
Communes littorales de Nouvelle-Aquitaine |
| Phase |
étudié |
| Date d'enquête |
2024 |
| Copyrights |
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel |
| Citer ce contenu |
Château de la Gataudière, Dossier réalisé par Steimer Claire, (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel, https://www.patrimoine-nouvelle-aquitaine.fr/Default/doc/Dossier/9f2bdaf5-1f97-4253-9f73-2cc7454c49ac |
| Titre courant |
Château de la Gataudière |
|---|---|
| Dénomination |
château |
| Parties constituantes non étudiées |
parc chapelle fontaine fossé de clôture de jardin portail étable à vaches grange |
| Statut |
|
|---|---|
| Protection |
|
Localisation
Adresse: Nouvelle-Aquitaine , Charente-Maritime , Marennes
Milieu d'implantation: isolé
Lieu-dit/quartier: la Gataudière
Cadastre: 1832 H1 131-138, 2024 B 11-13